SOMMAIRE

On passe une partie de sa vie à ne pas savoir…

Cette partie est plus ou moins importante selon notre histoire, et notre ouverture.

A mes 49 ans, un voile semble se déchirer… le problème est que je ne parviens pas à savoir si le voile qui se déchire s'appelle vérité, ou si Vérité se trouve derrière.

Doit-on obligatoirement renoncer? Renoncer à ce que nous étions pour ce que nous sommes, ce que nous allons devenir?

Ne peut-on pas accepter nos changements comme des mues successives, douloureuses, nécessaires? Nécessaires à quoi?

Il faudrait pour y voir une nécessité, croire en un destin plus général. Or, il n'en est rien à mes yeux.

Les souffrances sont inutiles, et les mutations inévitables.

Alors comme une plume sur la mer, je vais essayer de ne plus lutter.

Je vais essayer de ne pas avoir honte de ce que je fus, et tenter de vivre ce qui me reste sans trop me cogner.

J'ai expérimenté l'égoïsme total. Son confort n'apporte que tristesse et ennui.

Je vais me (re) tourner vers les choses, les gens.

Je vais regarder d'autres horizons, d'autres perspectives.

Je vais cesser de regarder de haut ou de face, pour voir, et pour voir.

La solitude doit aussi être expérimentée. La vraie, celle que l'on se construit.

J'ai érigé de puissantes murailles, et les démolir va me prendre beaucoup de temps et d'énergie.

Je vais ouvrir la porte à mes démons, pour les faire sortir, en sachant que d'autres vont se précipiter sur moi.

Mais j'ai pris également conscience de l'inéluctable fatalité.


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