Selon une certaine légende, pendant plusieurs décennies, il y aurait eu un temple de prière sur le sommet d’une montagne en Inde.
Comme ce centre était très reconnu, beaucoup de candidats postulaient pour y devenir prieurs. Vint un temps où le grand prêtre du temple dû limiter les candidatures qui devenaient vraiment trop nombreuses.
Dans sa grande sagesse, il eut l’idée d’aller puiser dans la conscience universelle pour mettre au point un petit stratagème fort ingénieux.
Sur une table en bois située dans une pièce adjacente à son bureau, il avait placé un coffret d’ébène, dans lequel il avait mis un diamant de 10 carats, une bague en or, et un billet de mille dollars.
Lorsque de nouveaux postulants se présentaient devant lui, il leur demandait d’aller dans la pièce voisine, de regarder dans le coffre et de revenir lui dire ce qu’ils avaient vu.
Ainsi, tous les candidats qui disaient avoir vu un diamant, une bague en or et un billet de 1000 dollars étaient rejetés.
Seulement les rares personnes qui disaient avoir vu une pierre, un cercle de métal jaune, et un rectangle de papier étaient retenues en raison de la grande pureté de leur esprit.
Sa stratégie a fonctionné à merveille pendant un bon bout de temps et il en était très fier.
Peut-être même un peu trop, car un bon matin, un inconnu venant d’une petite confrérie wawaniste guère plus connue, se présenta devant lui.
Le grand prêtre ne dérogeant pas de son rituel demanda au postulant d’aller dans la pièce voisine, puis de revenir lui décrire ce qu’il avait vu dans le coffret.
Et selon cette légende, après être allé vérifier ce qu’il y avait, le petit futé serait reparti avec le fameux coffre sous le bras en n’oubliant pas de remercier chaleureusement Dieu pour cette
remarquable générosité.
Par la suite, personne n’a entendu parler de ce moinillon. C’est ainsi que le chef de la caste sacerdotale en toute humilité a dû brusquement cesser sa procédure en se rendant bien compte que dans la vie il y aura toujours plus rusé que soi.
Et le grand sage a retenu le message du divin qui lui rappelait qu’il était encore un apprenti sage dans son apprentissage.
§ W@W@ l'imagicien eidétique §